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Inscrit en intérim à saint Malo, on vous propose une mission sur un chantier BTP. Sachez que les entreprises du BTP mettent tout en œuvre, en cette période de pandémie, pour garantir de bonnes conditions de travail et une sécurité et une hygiène optimales afin de limiter les risques de contamination, notamment.

Quand le salarié intérimaire arrive sur un chantier, chez un particulier ou sur un site non occupé, il doit être informé des préconisations de sécurité générales et des mesures spécifiques appliquées sur le site de l’entreprise et sur le chantier, qu’elles soient en lien avec la pandémie ou non.

N’oublions pas que les chantiers de BTP exposent le personnel à de nombreux risques qu’il faut absolument prendre en considération (chutes, problèmes de postures avec le port de charges, risque électrique ou chimique, etc.).

Pour lutter contre la contamination au coronavirus, le salarié intérimaire devra avant tout, comme tout un chacun, respecter les gestes barrières : respecter la distance d’un mètre entre les personnes, se laver régulièrement les mains, se moucher avec un mouchoir à usage unique, tousser et éternuer dans son coude, porter un masque.

Notez que le port du masque est obligatoire depuis le 1er septembre 2020 dans les lieux collectifs clos, et donc par extension sur les chantiers couverts ou clos. Sur les chantiers extérieurs, le masque n’est obligatoire que si la distance d’un mètre entre les personnes ne peut être respectée. Enfin, dans les ateliers, le masque peut être remplacé par une visière sous certaines conditions, afin de gagner en confort de travail.

L’entreprise fournit des protections et réorganise le travail

Tous les équipements de protection individuels (EPI) doivent être fournis par l’entreprise utilisatrice. Elle fournit les gants jetables, les masques (FFP1 de préférence), des kits de désinfection (lingettes, produits virucides) et prévoit des poubelles à pédale pour mettre les équipements souillés et des distributeurs de gel hydroalcoolique sans contact. L’entreprise utilisatrice doit impérativement réorganiser le travail :

  • aménager des sens de circulation sur le site
  • veiller à une bonne coordination pour limiter le nombre de personnes en présence
  • éviter le prêt d’outillage et de matériel
  • désinfecter les locaux communs régulièrement
  • faire les réunions en extérieur
  • aérer les engins et les locaux le plus souvent possible

La responsabilité du salarié intérimaire est de prévenir son employeur et de se confiner dès qu’il présente un ou des symptômes associés au Covid-19 (fièvre, toux, maux de gorge, perte de goût, etc.). L’entreprise utilisatrice peut aussi exiger des prises de température corporelles à chaque début de journée.

Bien se laver les mains et porter le masque efficacement

L’entreprise a l’obligation de prévoir un point d’eau et du savon pour permettre un lavage des mains régulier et de l’essuie-main jetable pour les sécher. Du gel hydroalcoolique peut être mis à disposition en complément.

Le lavage des mains, pour être efficace, doit durer minimum 30 secondes et être répété toutes les deux heures si le salarié intérimaire ne porte pas de gants, est en contact avec d’autres personnes ou utilise du matériel qui n’est pas le sien.

Se laver les mains est impératif avant de boire, manger ou fumer (quand on ôte le masque), quand on arrive sur un nouveau lieu, quand on change d’activité ou quand on se touche le visage.

Une fois les mains lavées, il s’agit de bien mettre son masque de protection. Quand le salarié l’installe, il doit couvrir le menton, la bouche ainsi que le nez et la pince doit être bien positionnée sur le nez et les élastiques ajustés.

Le masque doit être mis avant les autres EPI, comme les lunettes de protection ou le casque. Pour le retirer, on touche les élastiques seulement et ensuite, on le jette. Sa durée d’utilisation maximale est de 4 heures.

Attention aux règles spécifiques

• Si le chantier a lieu dans un site occupé (chez l’habitant ou dans des locaux professionnels ou commerciaux), l’entreprise doit évaluer les conditions du respect des consignes sanitaires (point d’eau, respect des distances, isolement de la zone chantier, etc.) et s’accorder avec le client pour qu’elles puissent être respectées.

• Dans les engins de chantier ou les véhicules, une seule personne par rangée est autorisée pour respecter la distanciation sociale et tous les occupants, passagers et conducteur, doivent porter le masque et s’être lavé les mains avant de monter dans le véhicule.

Des lingettes désinfectantes et du gel hydroalcoolique doivent être mis à disposition pour nettoyer, à chaque changement de conducteur, toutes les surfaces suivantes : le volant, le pommeau de levier de vitesse, les poignées de portes, les boutons de commandes et le dispositif de ceinture de sécurité. L’habitacle ne doit pas être souillé par des masques ou des gants usagés.

Aérer reste un impondérable : vous pouvez commencer par désactiver la fonction recyclage d’air et essayer de garder les fenêtres ouvertes autant que possible.

• Dans les bases-vie et préfabriqués de chantier, où le personnel se change et se restaure, l’entreprise doit mettre en place des roulements pour éviter les regroupements et imposer le port du masque, hors repas. Les sols et les surfaces doivent être nettoyés très régulièrement et l’air doit être renouvelé fréquemment dans toutes les pièces.

Pour aller plus loin, vous pouvez consulter le guide édité par l’OPPBTP (Organisme Professionnel de Prévention du Bâtiment et des Travaux Publics) qui détaille ces mesures d’hygiène et de précaution dans le secteur des Bâtiments et Travaux Publics.

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