Est-il possible de travailler en intérim quand on est en CDI ?

Cumuler deux emplois pour arrondir ses fins de mois est possible. Deux conditions : respecter l’obligation de loyauté et ne pas dépasser la durée maximale de temps de travail indiquée par la loi.

Jeudi 19 Mars 2020

cdi interim gerinter

Vous êtes actuellement en CDI dans une société et souhaitez trouver un revenu d’appoint pour financer un projet. Le cumul emploi et contrat intérimaire est tout à fait possible dès lors que plusieurs conditions sont respectées. Pour concrétiser votre projet, il ne vous reste plus qu’à consulter les offres d’emploi en intérim à Saint-Brieuc.

Le cumul d’emploi est autorisé

Accepter une mission en intérim alors que vous êtes déjà en poste apparaît comme une solution idéale pour augmenter vos revenus professionnels et financer vos projets. Dès lors que votre contrat de travail ne mentionne pas de clause d’exclusivité, vous êtes en mesure de pouvoir cumuler deux emplois.

Valable uniquement dans le cadre d’un contrat de travail à temps plein, la clause d’exclusivité stipule en effet que le salarié ne peut pas exercer une activité professionnelle rémunérée, autre que celle pour laquelle il a été employée.

Condition n°1 : l’obligation de loyauté

L’une des deux conditions à respecter pour cumuler deux emplois est l’obligation de loyauté. L’article L 1222-1 du Code du Travail précise en effet que le contrat de travail doit être exécuté « de bonne foi », ce qui sous-entend que l’activité complémentaire ne doit pas porter préjudice à l’intérêt du premier employeur.

Le développement d’une activité concurrente est dans ce cadre non autorisée, de même que travailler chez un concurrent de son employeur actuel.
Il n’est également pas possible de soustraire les salariés ou clients du premier employeur au profit du second, critiquer son employeur ou d’employer le matériel fourni par un employeur dans le cadre du second emploi.

Condition n°2 : respect de la durée maximale de temps de travail

La deuxième condition à remplir concerne le respect de la durée maximale légale imposée par le Code du Travail. D’après la loi, un salarié ne peut pas travailler plus de 10 heures par jour, avec un temps de repos minimum de 11 heures consécutives.

Sur la semaine, la limite maximale de temps de travail est fixée à 48 heures, avec un temps de repos de 35 heures consécutives au minimum. La durée maximale moyenne, calculée sur une période de 12 semaines consécutives, ne peut pas dépasser 44 heures par semaine.

Dans la mesure où c’est à l’employeur de s’assurer que la durée de travail imposée à un salarié est compatible avec un autre emploi, il est en droit de vous demander une attestation écrite certifiant que vous respectez bien la durée de temps de travail maximale autorisée.

Vous ne pouvez pas vous y opposer, cela constitue en effet un motif de licenciement pour faute grave. Si la durée maximale de temps de travail est dépassée, sachez que vous et votre employeur principal êtes exposés à une amende de 1 500 euros maximum (3 000 euros en cas de récidive).

Les cas particuliers

Certains métiers sont plus contraignants. C’est le cas du métier d’avocat qui, par déontologie, interdit le cumul d’emploi. La fonction publique interdit de son côté à un agent public employé à temps complet d’exercer une activité lucrative dans le secteur privé, ceci afin de préserver le caractère indépendant des fonctionnaires.

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