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Il est difficile pour les travailleurs saisonniers de trouver un logement abordable
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Pour pallier les difficultés de recrutement des saisonniers dans l’hôtellerie-restauration, les patrons d’établissements de la Côte d’Émeraude tentent d’améliorer l’attractivité des postes en proposant des solutions d’hébergement pérennes. Notre agence intérim de Saint-Malo fait le point sur la situation locale.

Tess et Olivier n’ont pas de problème de logement mais leur cas est rare

Au café crêperie Penn ar Bed à Plovan dont la terrasse commence à se remplir doucement avec l’arrivée du printemps, Tess, la jeune serveuse, profite des vacances de printemps pour travailler afin de payer ses études. Cet été, elle fera également partie des 40 saisonniers qui arpenteront la terrasse et la salle de restaurant pour servir les nombreux clients de l’établissement dont la terrasse donne sur la plage de la commune.

Tess n’a pas les problèmes de ces futurs collègues car elle n’a pas posé sa candidature par hasard dans cet établissement. En effet, elle habite à deux pas. Mais, pour les saisonniers, c’est rarement le cas et l’hébergement est parfois problématique, surtout à la haute saison pendant laquelle les prix sont particulièrement élevés.

Pour sa part, Olivier, le cuisinier, a laissé de côté sa vie de saisonnier après sept années passées entre la Bretagne et la montagne. Il a troqué sa vie nomade cet automne pour devenir l’un des permanents du Penn ar Bed. Pour lui également, la course au logement au moment de la saison, véritable frein à l’embauche des saisonniers, est terminée.

Mais tous n’ont pas cette chance.

La question du logement est inévitablement abordée par les candidats saisonniers

Pour Guillaume Rousseleau, le nouveau propriétaire de l’établissement, la problématique du logement des saisonniers est réelle et pose des problèmes de recrutement. En effet, lorsque les saisonniers appellent pour un poste, cette question est très vite abordée.

Un autre problème s’est ajouté au premier. La baisse d’activité du secteur de l’hôtellerie-restauration lors de la crise sanitaire a éloigné beaucoup de travailleurs. Ceux-ci ont été contraints de quitter le domaine d’activité au profit de postes où le rythme de travail permet de concilier vie privée et vie professionnelle.

Le patron du Penn ar Bed a donc des difficultés à recruter localement et est obligé de se tourner vers des saisonniers venant d’autres régions et doit donc pouvoir proposer des solutions d’hébergement. Après avoir envisagé la location de mobile homes dans un camping voisin, il a trouvé la solution dans le village de Pouldreuzic où le maire lui a proposé un logement de trois chambres.

Le prix de la colocation est de 100 € par chambre. Deux saisonniers, dont l’un travaillait cet hiver à la montagne et le second à l’étranger, ont déjà accepté cette offre.

Vers une solution pérenne pour les hôtels et restaurants

Il n’y a pas que le Penn ar Bed qui connaisse des difficultés, tout le littoral breton se trouve confronté à la même problématique.

C’est pourquoi, professionnels et élus locaux de la Côte d’Émeraude cherchent ensemble depuis trois ans des solutions pérennes pour pallier ce problème récurrent.

Avec le concours d’un bailleur social, du foyer des jeunes travailleurs et de la commune de Cancale, quatre saisonniers ont pu être logés l’an passé.

Un projet pilote a permis de loger des saisonniers l’année dernière au foyer des jeunes travailleurs de Cancale. Il va être déployé sur toutes les communes du littoral pour offrir des solutions de logements aux 650 saisonniers travaillant dans les établissements des baies de Saint-Brieuc et du Mont-Saint-Michel.

Quant à Anthony Rambaud, le coprésident de l’Umih de la Côte d’Émeraude, son rêve est de créer une cité du saisonnier.

Vous cherchez du travail en intérim à Saint-Malo ou ailleurs sur la Côte d’Émeraude ? Contactez notre agence intérim de Saint-Malo !
 

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