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Portage salarial : avantages et inconvénients expliqués par des professionnels

By 16 septembre 2021novembre 12th, 2023No Comments

Aujourd’hui, notre agence d’intérim à Quimperlé vous dit tout sur le portage salarial, une organisation du travail datant de la fin des années 1980 qui permet à un professionnel indépendant de confier à une structure la facturation ainsi que la gestion administrative des missions qu’il réalise auprès de l’un de ses clients. En contrepartie de ladite gestion, la société prélève des honoraires et lui offre un contrat de travail. Le professionnel autonome s’acquitte quant à lui des cotisations sociales obligatoires.

Le portage salarial, ou l’externalisation des tches administratives

Le portage salarial est une organisation du travail qui implique trois acteurs : un salarié indépendant (ou « porté »), une société de portage et une entreprise utilisatrice. Tandis que le porté et la société de portage sont liés par un contrat de travail (et éventuellement par une convention d’adhésion), la société de portage, le porté et l’entreprise utilisatrice sont unies via un contrat de prestation de service.

S’adressant majoritairement aux seniors justifiant d’une haute expertise dans leur domaine, le portage salarial concerne aussi les futurs créateurs d’entreprise. Grce à cette organisation du travail, ces derniers peuvent tester leur capacité à attirer et à retenir une clientèle. Pour les plus jeunes, on peut considérer le portage salarial comme un moyen d’insertion dans le marché du travail.

Les avantages et inconvénients du portage salarial

Le portage salarial présente de nombreux avantages pour le consultant puisqu’il bénéficie des avantages sociaux habituellement réservés aux salariés (contrat de prévoyance, mutuelle complémentaire, assurance chômage, congés payés, cotisations à la retraite, assurance responsabilité civile professionnelle, etc.) tout en conservant son statut d’indépendant. 

Cette indépendance permet au porté de choisir lui-même ses missions, de négocier ses honoraires à sa guise et d’instaurer un emploi du temps en phase avec sa vie personnelle, sans compter qu’il peut également décider de son lieu d’exercice. 

Outre la gestion administrative simplifiée (puisque c’est la société de portage qui s’occupe de la gestion de la facturation du porté et de la déclaration de ses charges), le portage salarial exempt le porté de toute création de structure juridique, ce qui lui fait gagner beaucoup de temps.

Des incertitudes et des obligations parfois contraignantes

Cependant, des aménagements légaux sont parfois à prévoir lorsqu’on opte pour ce type d’organisation. En effet, il faut se demander quel contrat est le plus pertinent en raison du manque de subordination entre l’employeur et le salarié porté. 

En outre, le régime de la micro-entreprise concurrence le portage salarial à bien des niveaux, notamment du fait de la gestion simplifiée, de l’autonomie qu’il octroie et de la possibilité d’évolution vers un autre statut juridique.

Pour finir, il existe des obligations relevant du portage salarial. Ainsi, le porté qui veut bénéficier de l’assurance chômage en cas d’échec doit justifier du statut de cadre, avoir perçu au moins 2 900 € de salaire mensuel brut dans le cadre d’un emploi à temps plein, avoir souscrit une garantie financière auprès d’un établissement de crédit et avoir envoyé des comptes-rendus réguliers à destination de la société de portage.

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