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Sachez que dans la liste des accidents professionnels, les accidents routiers sont les plus graves. Les accidents routiers professionnels, souvent à bord d’un utilitaire ou d’un poids lourd, représentent près de 40 % des accidents corporels de la route.

Ainsi, dès qu’ils prennent la route avec un véhicule de fonction ou pour un déplacement professionnel, de nombreux salariés s’exposent à des risques élevés. Pour éviter des catastrophes humaines, l’employeur doit évaluer ces risques et initier des actions préventives. La mission logistique que vous venez de commencer avec l’agence intérim de Quimper implique de multiples trajets professionnels, que vous effectuez en utilitaire. Voici ce qu’il faut savoir sur le risque routier professionnel.

Définition

On identifie deux types de risques routiers : le « risque mission » (déplacement professionnel) et le « risque trajet » (trajets domicile-travail et travail-lieu de déjeuner). Le second génère le plus d’accidents mortels (autour de 70 % des accidents mortels). En outre, les accidents de la route liés à l’activité professionnelle engendrent 4,1 millions de jours d’arrêt de travail par an (en moyenne 77 jours d’ITT par personne accidentée).
La loi n°91 – 1414 du 31 décembre 1991 précise que le chef d’établissement doit prendre toutes « les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé des travailleurs de l’établissement, y compris les travailleurs temporaires ». Même si aucune loi ne contraint l’employeur à des actions préventives, c’est sa responsabilité d’évaluer les risques. Il apparaît donc essentiel de sensibiliser les salariés au risque routier professionnel et d’établir des protocoles pour garantir leur sécurité sur la route.

Petits rappels de sécurité routière

Toute prévention commence d’abord par quelques rappels indispensables :
• Le code de la route doit être connu et respecté (vitesse, priorité, connaissance de la signalisation, distances de sécurité)
• Les mauvaises pratiques (alcool, téléphone au volant, excès de vitesse, ceinture non bouclée…) entraînent des risques graves pour la santé et la vie des conducteurs et passagers.
• Les risques sont multipliés lors d’intempéries (neige, verglas, tempête, fortes précipitations) ou la nuit. Dans ces conditions, la conduite nécessite une vigilance accrue et de la prudence.

Pour vérifier les aptitudes et les connaissances des salariés conducteurs, les sites de la Sécurité routière ou l’association de Prévention routière proposent des séries de tests en ligne.
En parallèle, l’employeur doit s’assurer que les salariés font réviser et entretiennent leurs véhicules de fonction, et doit lui-même effectuer l’entretien et la révision de sa flotte de véhicules.

Le DUER, guide de conduite

L’entreprise a une obligation légale, celle de rédiger un Document Unique d’Evaluation des Risques (DUER), dès l’emploi du premier salarié et doit le mettre à jour chaque année (Articles R4121-1 à R4121-4 du Code du Travail). Dans ce document, elle va dresser un état des lieux du risque routier en trois étapes :
• Une évaluation préalable qui recense les conducteurs, les véhicules, les modes de communication et les outils de gestion du risque routier. Elle est assortie de bilans triennaux (3 ans) sur diverses thématiques : consommation de carburant, accidents et sinistres, coûts d’exploitation et coûts entraînés par les sinistres.
• Une évaluation des risques avec une analyse de chaque accident survenu de points divers (salarié, médecine du travail, représentants du personnel, etc.).
• Une évaluation de l’existant selon quatre catégories : véhicules, déplacements, communications, compétences.

Dans le DUER, on retrouve, à la suite de l’état des lieux, un plan d’action établi selon quatre domaines de management (véhicules, déplacements, communications et compétences). Pour chaque point, le document indique les actions à mettre en place, les délais, les moyens disponibles et les acteurs impliqués. Dernière étape : il s’agira enfin d’évaluer les actions mises en place et de mesurer leur efficacité.

Aller plus loin

Quand il prend la route, l’entreprise exige du salarié de la ponctualité à ses rendez-vous, malgré un agenda surchargé, du stationnement difficile ; on s’attend aussi à ce qu’il soit disponible et réactif, malgré l’interdiction de passer des appels au volant… Toutes ces injonctions ne vont pas dans le sens d’une plus grande sécurité routière.

L’entreprise doit donc se saisir de ce problème et en faire une priorité, en améliorant par exemple l’organisation de travail pour limiter les déplacements professionnels, en instaurant un protocole d’utilisation des communications mobiles (téléphones, GPS et géolocalisation), en organisant des actions de prévention routière, etc.

En octobre 2016, 21 chefs d’entreprise se sont publiquement engagés en signant une charte de « sept engagements pour une route plus sûre », dans l’objectif de garantir la sécurité des déplacements professionnels de leurs collaborateurs.
Cette charte parle de réserver l’usage du téléphone au volant aux urgences, prescrit la sobriété sur la route, exige le port de la ceinture de sécurité, le respect des limitations de vitesse, impose des pauses intégrées au temps de trajet, veut former à la sécurité routière et améliorer l’équipement des deux-roues. Aujourd’hui, ils sont près de 1.500 entrepreneurs à s’être engagés sur ce texte.

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