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L’impact de la crise sanitaire sur l’emploi intérimaire

By 29 mars 2022novembre 12th, 2023No Comments

L’emploi temporaire a subi pendant l’année 2021 les affres des évolutions épidémiques qui ont impacté le nombre d’offres d’emploi disponibles. Globalement, le secteur a connu une baisse d’activité, avant de reprendre du poil de la bête. Notre agence intérim de Lamballe fait le point sur l’impact qu’a eu la crise sanitaire.

La pandémie a impacté le secteur du travail temporaire

Le coup porté à l’économie par la pandémie s’est répercuté sur le travail temporaire. Si on compare à la période d’avant Covid, on constate que près de 25 % des emplois intérimaires émanent aujourd’hui d’un secteur d’activité qui n’est plus le même que celui d’avant la crise. C’est une grosse transformation sectorielle qui n’avait pas été anticipée par les agences d’intérim.

Ainsi si l’on regarde les chiffres, entre 2019 et 2021, environ 100 000 emplois nouveaux ont été proposés dans l’intérim tandis que dans le même temps un peu plus de 80 000 ont été détruits. 

Les secteurs les plus touchés par la destruction d’emplois dans l’industrie sont :

  • La construction automobile (19%) ;
  • L’aéronautique (7,4 %).

L’année dernière, le secteur du BTP a également souffert de nombreuses réductions d’emplois (presque 12 %), en raison d’une pénurie de main-d’œuvre et de problèmes d’approvisionnement en matériaux.

En revanche, le secteur du tertiaire a conservé son niveau d’avant crise grce :

  • À la demande importante dans le secteur médico-social et dans l’hôtellerie-restauration ;
  • Au développement du CDI Intérimaire : 48 000 emplois équivalents temps pleins (soit une hausse de 25 % par rapport à 2019) ont été créés tous secteurs confondus.

De même, porté par le développement de l’e-commerce dans la période, le secteur du transport et de la logistique a connu une augmentation de 21 % des créations de postes.

Au final, les aléas économiques de l’année dernière n’ont pas permis au travail temporaire de retrouver le niveau de 2019. Une baisse de 4 % a été enregistrée pour environ 730 000 postes équivalents temps pleins créés. Néanmoins, cette baisse est à relativiser compte tenu de la situation économique globale.

Les régions touristiques et industrielles ont particulièrement été touchées par ces variations de la demande, et notamment l’Ile-de-France qui affiche un net recul de pratiquement 12 % sur l’année.

Des tensions structurelles et conjoncturelles sur certains postes

La demande a été la moins importante pour les ouvriers qualifiés et a chuté de 6,5 % tandis que celle pour les ouvriers non qualifiés et les employés n’a connu qu’une baisse de 3 %. En revanche, la demande a augmenté de 2 % pour les cadres et professions intermédiaires.

De plus, les politiques publiques en faveur de l’emploi ont permis de nombreuses embauches dans les secteurs de la santé et du social, de la construction, des services aux entreprises, de l’informatique et de l’éducation. Cela a exacerbé les problèmes conjoncturels et structurels sur certains profils de compétences. Et dans l’intérim, cette tension a augmenté la pénurie d’intérimaires.
 

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